Le  château et son parc

En 1929, le château de M. le Comte de Brigode n'était pas encore reconstruit. D'autre part, la compagnie du chemin de fer du Nord n'ayant pas rétabli la voûte formant le tunnel qui existait dans la traversée du parc, un grand vide partage actuellement cette propriété.

                     Le tunnel en avril 1919  

l'étang du parc en 1905

 

                                                                      

La plupart des belles essences forestières - chênes, hêtres, sapins - qui en étaient l'ornement ont été détruites ou abîmées par la mitraille. Mais le propriétaire, grand ami des arbres, a fait extraire à l'aide d'un outil spécial fabriqué à la verrerie, tous les projectiles entrés dans le tronc ou dans les branches des arbres des sujets. Enfin, les blessures ont été pansées par des applications de coaltar.

Ce travail, très long et difficile en raison du nombre et de la hauteur des plants, a permis d'en sauver un grand nombre et de rendre à cette partie du village son cadre reposant et agréable.

 

Le tunnel se trouve prés du cimetière. Le château de M. Brigode ce trouve au centre. La chaussée Brunehaut a été déviée en 1859 pour permettre au Baron Henri de Poilly de construire son château et de fermer le parc comme il l'est aujourd'hui. Elle le traversait, à partir de son point de croisement avec la rue des vaches (rue Henri leguay) pour aboutir au Tourne Bride (le chenil). Cette chaussée formait autrefois, c 'est à dire avant la réunion à Folembray des deux hameaux du Bois de Midi et des Près Houez, la ligne de séparation des deux communes de Folembray et de Champs. La chaussée Brunehaut ( que l'on appelle maintenant dans Folembray l'Avenue Ambroise Croizat) est une ancienne voie romaine en ligne droite  qui partait de Soissons à Saint Quentin.

L'agrandissement du Parc, par la modification du tracé de la chaussée Brunehaut, souleva de nombreux litiges assez long à régler. Le 27 février 1863, le conseil Municipal était appelé à nouveau à examiner les conséquences de la suppression envisagée des trois sentiers qui traversait la nouvelle propriété du Baron de Poilly.

Le sentier N°19, dénommé le sentier de l'église.

Le sentier N°27, allant du Bois de Midi au Vivier.

Le sentier N°29, appelé sentier du Curé.

Et ce n'est que le 25 avril 1865 que ces trois sentiers, et sous certaines conditions, furent incorporés par acquisition, en totalité ou en partie, dans la propriété du Parc appartenant à la Baronne de Poilly, à la suite du décès de son mari. La superficie de ce parc est, aujourd'hui, de 20 hectares.

Le sentier 19, disparut complètement. Le sentier 27 fut déplacé et devint le chemin noir, allant du Pare-Feu à l'étang du Vivier, en longeant le parc. Enfin la partie du sentier 29, sentier du Curé, existant entre les maisons d'en haut (Bois de Midi) jusqu'au chemin N°36 allant à Champs fut conservée.

Une des autres conditions, remplie par Madame la Baronne de Poilly, était la consolidation de l'abreuvoir du "trou Morel" au Bois de Midi, par la construction d'un mur demi-circulaire. Cet abreuvoir est aujourd'hui comblé.

A la mort du Comte Gaston de Brigode, le château et son parc fut racheté par la famille du marquis de Noailles. Le mobilier fut vendu à la ventes aux enchères.

 

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