Le chemin de fer

Un décret du 2 juillet 1872 déclarait d'utilité publique le chemin de fer devant relier Chauny à Anizy, par Folembray ( Abbé Vernier page135). Ce décret stipulait que la concession du dit chemin de fer, accordée à titre éventuel à MM. Anatole de Melun, Coussemaker, Isidore David Portau et Benjamin Labarde définitive et demeurait soumise aux clauses et conditions de cette convention.

Une délibération du 10 juillet 1867 avait précisé que la part de la commune, dans les travaux d'établissement de ce chemin de fer, était de 21000 francs pour le tronçon du Rond-Orléans à Folembray.

Enfin, à la date du 17 juillet 1870, la commune avait élevé une nouvelle protestation contre le tracé présenté. Elle demandait que la gare fut construite en bas des Hautes-Avesnes, et en communication directe et facile avec la route nationale. Dix années furent nécessaires pour les études définitives et les travaux d'infrastructure. Trois tracés étaient en présence pour la traversée du village, à partir des abords de l'étang du Vivier où l'emplacement d'une gare avait été fixé. Il fallait, en effet, prévoir un accès facile à une future voie de raccordement avec la Verrerie.

L'un de ces tracés partait de l'étang, suivait, dans la forêt, une ligne parallèle au chemin longeant le parc, passait au centre du Bois de Midi et se rapprochait de la route de Coucy à la sortie du village. La gare devait être au Pare-Feu.

Un autre, partant également de l'étang, suivait les Hautes-Avesnes pour, ensuite, traverser la route de Coucy.

Ils furent tous les deux abandonnés. Le tracé adopté comprenait, à l'origine, une gare à la pointe Nord-est de l'étang, et une halte à la sortie du village au lieu dit "Le Béron". Le parc du château devait être traversé mais, pour ne pas détruire l'harmonie de cette belle propriété, un tunnel était prévu au dessus des voies. C'est ce qui eut lieu.

 Cette ligne, d'une longueur de 25 kilomètres 100, fut ouverte et mise en exploitation le 1er mai 1882. Des protestations s'élevèrent aussitôt, car la population  de Folembray ne comprenait pas qu'on la mit dans l'obligation d'aller aux extrémités du village pour prendre le train. Il fallut 7 années de pourparlers pour aboutir, et arriver à une solution raisonnable. Enfin, le 20 juillet 1889, année de l'Exposition Universelle à Paris, le point d'arrêt "Le Parc " était créé.

Bien que la mesure prise fut incomplète, puisqu'il n'y avait pas d'abri pour les voyageurs, la modification apportée fut unanimement approuvée. Folembray était comblé ; les voyageurs avaient maintenant à leur disposition trois points d'accès à la ligne ferrée : ils n'en demandaient certes pas autant.

En 1913, le nombre de voyageurs était de :

6596 au départ de Folembray-Gare

15512  au départ du "Parc"

2656 au départ de la Halte ( gare qui n'exitait qu' avant la guerre 14-18)

En 1924, la gare de Folembray et la gare du Parc fut rétablie. Depuis que la Verrerie a fermé ses portes, la ligne de chemin de fer fut de moins en moins fréquenté par les trains de marchandises. La ligne a été fermée au trafic voyageurs le 22 mai 1937 ; la section Rond-d'Orléans - Folembray a été fermée à tous trafics dès 1942. La voie a été déposée entre Rond-d'Orléans et Folembray au milieu des années 50 ; la dépose de la section Folembray - Coucy-le-chateau est intervenue à la fin des années 80. La voie traversait la forêt de Saint-Gobain jusqu'à Folembray, point culminant de la ligne, où elle desservait une verrerie ; à Coucy-le-chateau, elle passe en contrebas de la plate-forme du canon de marine allemand de 380 (première guerre mondiale), d'où les Allemands parvenaient à tirer jusque 55 km, derrière les lignes françaises. 

La gare de Folembray a était partiellement démolie vers 1985, il ne reste que la gare de marchandise. La gare du "Parc" à était mise en vente. La ligne fut démonté à partir des années 1980. La gare du Parc existe toujours, elle est devenue une charmante maison.


Pour plus d'informations :

La vie du rail n°1068 : de la ligne de rond d'orléans à Anizy-Pinon

 

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