Les vestiges du Château Royal

Dans la dévastation générale de la guerre subsistaient trois chose importante cependant dans le village :

1er Le calvaire édifié à l'angle de la route de Chauny et du chemin allant à Pont-Saint-Mard, par la chaussée Brunehaut ;

2éme Les anciennes caves ou souterrain construits par Enguerrand III;

3éme La Belle porte en pierres, avec arc surbaissé, dernier vestige des grands jardins royaux de François 1er et de Henri IV. Cette porte, dont nous avions pris le croquis reproduit ci-dessous, avait résisté à toutes les calamités. Elle était la propriété de la commune, elle était en bon état. Tout permettait donc d'espérer qu'elle serait conservée, ainsi que l'avait promis un membre autorisé de la municipalité.

Hélas un jour , le visiteur de 1918 et de1927 fut avisé qu'un entrepreneur, conscient ou inconscient de la valeur historique de ce vestige, et non averti sans doute du désir de le laisser subsister, venait de le démolir pour édifier sur son emplacement les communs des écoles, et aussi la prison communale, le violon ! Que n'a t-on gardé cette porte robuste comme entrée du poste de police. Les allemands n'avaient donc pas accumulé assez de ruines ?

Dans la Rue de l'église subsiste toujours un morceau du château de François 1er et de Henri IV. Cette ruine était sûrement une des tours du Château car on peut retrouver des traces de marche du bas jusqu'en haut.

 


 

                                                  En 2001

 


En 1917

 

Tout ce quartier est d'ailleurs riche en souvenirs historiques, et nombreux sont les vestiges mis a jour au moment des déblaiement et des reconstructions consécutives à la dévastation de 1917. En 1910 M. Givry, négociant en grains, qui habitait en bordure de la route nationale, face à l'ancienne halle (place du marché), fit faire des fouilles dans le fond de son jardin.

" J'ai découvert, écrit-il, une grande dalle de pierre ayant la forme d'une pierre tombale, portant une grande croix sculptée à même la pierre. Ensuite apparurent des fondations de maçonnerie très solide et des carreaux genre céramique "

Malheureusement, les fouilles ne furent pas continuées. La propriété, vendue en 1923 à Madame Veuve Petit-Soulas, aujourd'hui décédée, fut achetée le 10 novembre de la même année suivant acte passé en l'étude de Maître Crépin, Notaire à Coucy le Château. Le contrat de vente qui contient la réserve suivante, intéressante au point de vue historique  :

" Aux termes de ce même contrat, il a été stipulé cette convention particulière ci-après littéralement rapportée. Les parties expliquent que le terrain vendu est en surélévation contre le mur de séparation d'avec le terrain appartenant à la Verrerie, que sous le tertre formé par cette surélévation paraissent se trouver les fondations de la chapelle de l'ancien château de Folembray, dans lesquelles peuvent se trouver des objets intéressants tant au point de vue archéologique, soit à tous autres égards, que M. et Mme Givry se proposent de faire le nivellement de cette su révélation et de faire disparaître. 

Il est alors convenu que si, par la suite des travaux de nivellement, des objets intéressants autres que des débris de construction venaient à être découverts, le partage de ces objets sera fait entre les vendeurs et les acquéreurs par moitié, et que dans ce cas de trouvailles M. et Mme Bidaut (nom des acquéreurs) auraient le droit de faire continuer les fouilles à frais et charges communs avec les vendeurs " (voir l'histoire de l'Abbé Vernier P.47).

 

retour au menu