Les anciennes écoles

 

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La plus ancienne maison d'école primaire dont on ait gardé le souvenir a été achevée en 1828. Elle se trouvait en bordure de la route Royale ( route Nationale aujourd'hui), coté droit dans le sens de Chauny à Coucy, à la hauteur du terre-plein précédant la mairie actuelle.

Le premier maître d'école , Clerc laïc connu est M. Adrien Delahègue, qui exerça jusque vers 1825.Cette dénomination de clerc-laic signifiait, qu'en plus de l'instruction à donner aux enfants, le maître d'école devait participer à certains services religieux. 

L'un des successeurs d'Adrien Delahégue fut M. Prudent Vernier, père de l'Abbé Vernier chargé de l'école mixte, garçons et filles. En décembre 1845 il fut décidé, dans les termes suivants, que les jeunes enfants âgés de moins de 6 ans seraient confiés aux soins d'une personne autre que l'instituteur.

" M. Vernier, instituteur du premier degré et clerc-laic, actuellement en exercice à Folembray, homme distingué par son instruction, sa moralité et sa conduite, conservera l'école primaire des enfants de 6 ans et au-dessus, et continuera à jouir du traitement de 400 francs (il s'agit d'un traitement annuel), ainsi que la rétribution mensuelle fixée à un francs pour les élèves qui fréquenteront l'école. Son épouse est chargée de la classe d'asile : traitement 400 francs. En sus, les familles lui paieront une rétribution mensuelle de 0.75 centimes, pour chaque confié à ses soins et âgé moins de 6 ans."

En 1847 le nombre d'enfants fréquentant l'école était de 120, soit : 

1er classe : 15           2éme : 45        3éme classe : 60

photo extrait du  N142-143 histoire illustrée guerre de 14. École des filles détruites en 1917.

 

Par contre, le nombre des familles en état de payer la rétribution scolaire mensuelle n'était que de 82. En novembre 1849, la municipalité décida, en raison du nombre croissant des élèves, de créer une école spéciale des filles.

A cet effet, elle fit restaurer la maison du Château, c'est à dire les anciennes écuries du Château Royale, aux voûtes épaisses et cintrées, situées un peu au dessus et en face du presbytère bâti en 1929. ( Ce dernier immeuble occupe l'emplacement de l'ancien cimetière et de l'école des filles détruites en 1917)

Le transfert des classes eut lieu en 1850. En 1856, l'institutrice laïque ayant donné sa démission, la direction des écoles des filles fut confiée à des religieuses. En 1859, la commune acquiert la maison Méresse, en vue d'y transférer l'école des garçons et d'y rétablir une salle de Mairie. Les dépenses prévues étaient :

Pour achat de la propriété 11000 francs

frais                                    1100 francs

Intérêts et devis primitif     15200 francs

total                                  27300 francs

Mais ce projet n'a pas l'agrément de la Préfecture ni celui de l'inspection primaire. Il faut modifier les plans primitifs et prévoir plus grand. La dépense se trouve nécessairement augmentée, et les prévisions atteignent 38433 francs 18 centimes.

Cet imprévu, que la Municipalité finit par accepter à la date du 8 mai 1866, c'est à dire plusieurs années après, a pour résultat d'obérer les finances communales et d'entraîner la démolition d'un pavillon historique, ancienne demeure de Sully, Ministre d'Henri IV. La pose de la première pierre du nouvel édifice a lieu en 1861, et le compte-rendu des fêtes organisées à ce sujet figure au registre des délibérations à la date du 30 avril 1861.

A la suite des requêtes formulées par le conseil Municipal à l'effet d'obtenir une subvention de l'État, le Maire de Folembray était informé, à la date du 8 février 1866, que le Ministre de l'instruction publique accordait à la commune un nouveau secours de 1500 francs, comme participation dans la dépense engagée pour le reconstruction des nouvelles écoles.

Enfin, le 11 février 1867, le même Ministre avisait la Municipalité qu'un dernier secours de 3000 francs était alloué, ce qui portait à 7000 francs la part totale de l'État dans le règlement des frais occasionnés par l'édification de la Mairie-Ecole.

L'ancienne école, devenue libre, est alors vendue à M. Morel, Jean Baptiste, sabotier , pour la somme de 5025 francs.


En 1867, l'école des garçons était dirigée par M. Lemoine, instituteur communal, et l'école des filles par Madame Charles Bertin, née Petit.

Le 16 octobre 1867, Mademoiselle Stumpf, Marie Anne, en religion Sœur Delphine, de la congrégation de la Providence de Portieux (Vosges), est installée dans les fonctions d'institutrice, en remplacement de Madame Bertin, démissionnaire.

Le 25 juillet 1871, M. Leuilly, Jules François, est nommé instituteur en remplacement de M. Lemoine Isidore. M. Leuilly resta en fonction jusqu'au 4 mai 1878. Il demeura à Folembray, où il installa une boulangerie. Peu préparé, par ses fonction antérieures, à ce commerce il ne parut pas y faire fortune.

En 1876, la Municipalité s'inquiète de l'encombrement de l'écoles des filles, et décide son agrandissement par la construction d'une nouvelle classe de 10 mètres de long sur 6 mètres de large, et de 4 mètres de hauteur. Ce projet est critiqué par le service des bâtiments civils du Département et par l'Inspection Primaire.

De longues discussions ont lieu et, finalement, il est décidé à la date du 19 juillet 1877, sur les indications du Ministre de l'Instruction Publique, de construire une nouvelle écoles des filles et d'avoir recours à un emprunt à 5%, amortissable en 30 ans. L'emplacement choisi " ferait face à l'école actuelle, dans le jardin des institutrices, sur l'emplacement de l'ancien cimetière."(à peu près du presbytère actuel)

La dépense prévue était de 23192 francs, et l'emprunt demandé s'élevait à 24000 francs. Finalement, le montant total à payer fut de 26181 francs, somme sur laquelle la commune reçut de l'État une subvention de 7000 francs.

Le 15 février 1878, le Conseil Municipal était appelé à examiner et à se prononcer sur le projet de création d'une école congréganiste spéciale dans l'établissement de la Verrerie. Enfin , le 13 novembre de la même année l'école communale de Folembray, à la suite de divers incidents et plaintes, était déclarée école congréganiste avec, comme instituteur, le frère Lachaud de la congrégation des clercs Saint-Viateur, établi à Vourles, près de Lyon.


Le 1er octobre 1885 M. Dalbeigue, Antoine, nouvel instituteur public, est installé dans ses fonctions et , le 30 septembre 1891 M. Féru, Alexandre, lui succède en qualité d'instituteur titulaire.


A la suite de la promulgation de la loi du 1er juillet 1901 sur les associations et les congrégations religieuses, la Préfecture de l'Aisne s'inquiéta de la situation du Directeur et ses professeurs de l'école libre, ouverte dans les établissements de la Verrerie.

A la date du 8 décembre 1901, le conseil municipal émettait le vœu du maintien des écoles libres dirigées par les clercs de St-Viateur, près de Lyon, et spécifiait que les charges de cette installation étaient supportées uniquement par la société de Poilly, de Brigode, de la Verrerie de Folembray.

Actuellement, en 1929, indépendamment des écoles publiques communales et concurremment avec elles, la société des Verrerie a reconstruit et rétablit dans le village les deux écoles libres (garçons et filles) qui existaient en 1914. Le terre plein devant la nouvelle Mairie actuelle marque les fondations de l'ancienne. Une plaque de cuivre scellée dans une pierre à l'angle Ouest est restée en place quelques années et la plaque a était volé par la suite.

Les Baraquements occupés par les écoles ont été abandonnés pour la rentrée des classes, en octobre 1928. En pénétrant dans les nouvelles salles bien éclairées et aérées, les élèves et leurs maîtres ont du éprouver une grande et légitime satisfaction. Elle leur faisait oublier les 9 années passées dans les abris provisoires qui laissaient filtrer, forcément, les différences extérieures de température.


Instituteurs

MM. Delahègue, jusqu'en 1825

1840 - Doublet, ancien élève de l'école normale.

1850 - Vallée.

1845 - Vernier, Prudent.

1858 - Heu

   ?    - Labruyère

1866 - Lemoine, Isidore.

1871 - Leuilly, Jules.

1878 - (Mai) Mouret, joseph, intérimaire.

1878 - (septembre) Lachaud, Antoine.

1878 - (novembre) Frère Lachaud, Congréganiste.

1885 - Dalbeigue, Antoine.

1891 - Féru, Alexandre.

1893 - Gobert, ensuite chef de comptabilité des verreries de Folembray.

1901 - Guillot, ensuite Directeur de l'école primaire des garçons de Chauny ; Chevalier de la légion d'honneur.

1908 - Boulanger.

1914 - 1918 - Guerre et évacuation, écoles rouvertes fin 1918 par M. Boulanger.

1919 - Collet.

1920 - Dubreuille.

1924 - Grenier.

1927 - Petit.

1929 - Fortez


Institutrices

1850 - Mme Dague.

1856 - Démission de l'institutrice, qui est remplacée par une religieuse.

1867 - Mme Bertin, née Petit.

1867 - (octobre) Mlle Stumpf, en religion Sœur Delphine.

1892 - Sœur Lequeux.

1895 - Mlle Proy.

1900 - Mlle Cordonnier.

1914 - 1918 - Guerre et évacuation, écoles rouvertes fin 1918, par Mme Boulanger.

1919 - Mme Collet.

1920 - Mme Dubreuille.

1924 - Mme Grenier.

1927 - Mme Petit.

1929 - Mme Fortez.


En 1965

 

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