L'église

Extrait du cadastre de 1820 des archives départementales

Antérieurement à l'année 1844, le cimetière entourait l'Église et se prolongeait sur la partie élevée ou se trouvaient, autrefois, les constructions formant le château d'Enguerrand III, de François 1er et de Henri IV. 

A ruelle qui monte face au grand portail, et que l'on appelle souvent rue de l'Église n'existait pas. La rue du château, pour lui rendre son véritable nom, partait comme aujourd'hui de la route de Chauny, angle de l'ancien Hôtel de la Hure, et aboutissait en impasse au mur du cimetière.

 

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 L'église est bâti par le dernier des Enguerrand à la fin du XIV siècles. Elle tombe en ruine à la fin de l'année 1817 comme il est indiqué dans le livre de l'Abbé Vernier chapitre 12 et restauré en  1820. Comme on peut le voir sur les plans, l'église à subi plus précisément des transformations : colonne de la nef, modification du transept...

A cette époque le transept et la nef centrale de l'église était beaucoup plus petite.

Le chœur de l'église comprenait au fond une arrière salle. Par contre le clocher carré avec sa colonne de marche et la nef centrale à existait jusqu'en 1917, lors de la démolition par les Allemands.

 

 

 

L'église vers 1900

L'église vers 1900

En 1872, l'agrandissement de l'église avait été décidé sur la proposition du maire, M. Labarde.(voir chapitre 13 de l'Abbé Vernier)

Ces travaux furent terminés en 1876. Les dimensions du nouvel édifice devinrent ce qu'elles étaient en 1824, époque à laquelle elles avaient été réduites. On profita des travaux en cours pour placer, dans le mur latéral extérieur, face à la rue des Vaches, deux pierres tombales anciennes dont les sujets, en relief, étaient bien conservés. Mais le clocher carré de 1772 restait sans flèche et sans coq. A partir de 1876, l'Abbé Landais apporta d'importants changements dans l'église. L'église est dotée d'une chaire sculptée, de vitraux d'art et de bancs confortables. M. le Comte de Brigode, participa personnellement à la dépense.

C'est en 1884 qu'un négociant de la commune, M Eugène Bruyer, à la suite d'un vœu formulé en faveur de son fils Paul, au sujet du service militaire, dota ce clocher d'une tige de fer surmontée d'un coq doré. Bien que le vœu ne se fut pas entièrement réalisé, l'emblème de la vigilance subsista jusqu'en 1917, époque de la démolition de l'église par les Allemands.

 

L'église au début de la 1er guerre.

En octobre 1929, le déblaiement des décombres de l'église détruite était achevé, et les travaux de reconstruction commençaient. Le nouvel édifice est bâti sur l'emplacement de l'ancien, et le grand portail se substitue à celui  qui soutenait le clocher carré de 1772.

La tombe de l'ancien curé Dom Bernard, dont parle l'Abbé Vernier (page 105), parait avoir échappé aux fouilles des soldats ennemis. Elle serait donc restée intacte. Par contre l'emplacement des sépultures, sous l'autel et sur les bas cotés, ne sont plus que des trous béants.

Il nous a paru intéressant de faire les démarches utiles pour voir restituer au nouveau sanctuaire les deux pierres tombales sculptées, placées autrefois dans le mur extérieurs. Ces vestiges historiques, que nous avons retrouvés et signalés, doivent   être posés au bas et contre un mur intérieur ( Les figures en relief ont étaient mutilées à coups de pioche en juillet 1930).

 

Une photo ( présumé capitaine Husson de la 7ème compagnie) du 42ème Bataillon de chasseurs à pied (BCP B.C.P. ) caserné à Troyes en 1914. Cette photo date de mars 1917 lors du 1er retrait du front allemand.

 L'église en ruine vers 1917

Carte de remerciement pour l'électrification des cloches de l'église.

Sculpture retrouvée dans les ruines en septembre 1919.

L'église en 1990

L'architecture est une variante du style roman, les ouvertures des murs latéraux étant hautes et larges.

L'église comprend une grande nef, deux basses nefs, un transept dont la croisée forme le chœur, un sanctuaire pentagonal, deux chapelles latérales dans le prolongement respectif des basses nefs, un grand portail, un petit portail latéral au fond du  bras droit du transept, un clocher carré terminé en toit de pigeonnier sur la croisée du transept, une sacristie adjacente à la chapelle latérale gauche, une tribune au grand portail.

L'appareil de construction est, en général, de pierres calcaires provenant de la carrière locale du "Coupet", appartenant à  l'État et exploitée par les Verreries. Toutefois, pour les pignons des façades et les parties moulurées, on utilise les belles  pierres dures de haute fontaine de la région de Vassens et, pour les appuis et les rampants, la pierre de la Savonnière (même région). Ces deux dernières qualités de matériaux représentent environ 300 mètres cubes.

Le Comte de Brigode donne le maître-autel en pierre, création du sculpteur Croix-marie. Le carrelage est en grès de couleur. Les vitraux pour lesquels aucun crédit n'était prévu sont souscrits par diverses familles et seront l'œuvre du maître verrier Raphaël Lardeur.

L'église en 1999

Deux organismes participent à la reconstruction de l'Église. En premier lieu, la société coopérative des Églises dévastées et, ensuite, la société coopérative locale de reconstruction. La premières liquide les dépenses engagées, et la seconde est,  chargée de la reconstruction de l'édifice, par les soins et sous la direction de son architecte, M. Perron, aidé par son adjoint, M. Blanfos.

Les dimensions de la nouvelle église sont :

A l'intérieur : longueur : 35 mètres   largeur : 15,5 mètres et au transept 26 mètres

Hauteur totale au dessus du sol : 33 mètres, Église : 23 mètres, Clocher : 10 mètres, plus la hauteur de la Croix.

 

Les curés de la paroisse de Folembray

 

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Et encore d'autres belles photos....

 

 



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