Recensement des biens de la société des Verreries en 1921

 

1921, 16 avril et 8 juin

 

Statuts de la société des verreries de Folembray, société anonyme au capital de 8.000.000 de francs, établis devant Me De Ridder, notaire à Paris.

La société des verreries de Folembray a pour objet l’industrie et le commerce de la verrerie sous toutes ses formes. (…)

Le comte de Brigode apporte à la société les terrains situés sur le terroir de Folembray : un ensemble d’une contenance de 9 ha environ limité d’un côté par la voie de chemin de fer de Chauny à Anizy et la route nationale de Château Thierry à Béthune, le parc du Vivier et la route conduisant à la gare.

Sur lequel terrain s’élèvent et doivent s’élever les bâtiments proprement dits de la verrerie, des logements d’ouvriers portant ou devant porter dans le classement adopté ; les numéros 1à 12 ( un groupe), numéros 13 à 24 (un groupe), un logement de contremaître n°26 sur l’emplacement duquel il a été construit deux maisons jumelles d’employés et un logement d’ouvrier (n°25).

Le groupe de logements n°13 à 24 et le logement n°26 sont actuellement reconstruits.

Le sol sur lequel s’élèvent les logements d’ouvriers reconstruits avec leurs dépendances, savoir :

Dans la ruelle Berton, un groupe de logements n°560, 561, un logement à côté des deux précédents portant le numéro 562 tous trois bâtis dans le jardin Leleu.

dans la ruelle Jacquet-Berger, une maison portant le n°563 et un groupe de deux logements portant les n°564 et 565 construits dans le jardin Bonnard Léon et en remplacement des logements n°72 et 73.

Le sol sur lequel s’élevaient les logements et immeubles détruits dont partie sont actuellement reconstruits ou en voie de reconstruction avec leur dépendance, savoir :

- près de la place de la fête, maison Schmid, n°33.

-    Dans la grande rue : l’école Saint-Antoine n°36 ; L’école Saint-Joseph, n°37 ; l’ancienne maison Givry (n°38, 39, 40) ; l’ancienne maison Châtelain (n°41, 42, 43, 44) ; l’ancienne maison Courtin (cour Thomas ; n°45) ; le groupe de logements Montreuil n°46 à 54), un logement n°62, en face de la propriété de Marie Durand ; l’ancienne maison Crépin (n°153-154) ; l’ancienne maison Balmonet (n°157 à 160)

-    Au marais du Bas : le logement Riquiqui (du groupe Montreuil), n°55 et 56, l’ancienne maison Pieron n°57 à 61) rue des Hautes-Avesnes, le logement Daubigny (n°63) ; le groupe de logements Peyois n°64 à 66.

-    Dans la cour Braconnier : l’ancienne maison Braconnier (n°67 à 68)

-    Au marais de Haut : l’ancienne maison Queue (n°69 et 70), l’ancienne maison Couillette, le logement Léon Bonnard (n°72, 73), l’ancienne maison Edouard Poirier (n°155 et 156), l’ancienne maison Leleu (n°164 et 166)

-    Dans la ruelle Bayeux  : l’ancienne maison Lecareux (n°142) et la terre en dépendant de l’autre côté de la rue.

-    Dans la rue du château : le groupe des ruines du vieux Château (n°74 à 78) ; le logement du garde-champêtre (n°79).

-    Dans la rue Mortier : l’ancienne maison Guénot (n°167, 168), l’ancienne maison Leleu (n°169)

-    Le dispensaire et ses dépendances situées en bordure de la forêt, lieudit Les Hautes Avesnes.

-    Rue de la verrerie : le logement d’Arthur Morel (n°80) ; le logement Agnelli (n°81), deux logements d’ouvriers (n°82 et 83) ; le logement d’Arthur Fournel.

-    Rue de Glatigny : le logement de Robert Pailly (n°85), l’ancienne maison Pailly Lacour (n°86), les logements Louis Guénot et Adèle Bruyer (n°87 et 88) l’ancienne maison Duterque n°161 à 163).

-    Aux jardins Sauvages : quatre bâtiments à gauche en entrant rue Thévenot (n°91 à 94) et quatre bâtiments  à droite en entrant (n°95 à 98), deux logements d’employés n°144 et 145 et le terrain leur faisant vis à vide l’autre côté de la rue Thévenot.

-    Aux maisons rouges : quatre groupe de quatre logements ouvriers n°101 à 116 inclus.

-    Rue des vaches : les anciennes maisons Daste, en face Navarre (n°149 à 151) ; l’ancienne maison de la veuve Carton  (n°117) ; l’ancienne maison Jambon (n°118 et 119) ; l’ancienne maison Thivoyon (n°120 et 121).

-    Maison du parc : deux groupes de quatre logements (n°122 à 129 inclus).

-    Au bois du Midi : le logement de Julienne Lefèvre (n°131) et lui faisant face, le logement acheté récemment à Mlle Louise Laurent ; le logement Hénon (n°132) ; l’ancienne maison de Belle Thévenin (n°135) ; le logement de Lucien Blangeot (n°136) ; le logement Guilbert (n°137) ; les anciennes maisons Maréchal (138 à 141) ; un groupe de quatre logements sur le chemin des Champs (n°170 à 173)

-    Versant des hautes Avesnes : un ensemble de jardins tenant d’une part au mur nord du cimetière, se poursuivant à 70 m après la passerelle vers Folembray gare, englobant la Sablière et la remise de la locomotive de 60 cm

-    Une propriété au Bois du Midi, attenant à la Chaussée Brunehaut et à la route de Champs d’autre part, de la terre Denis, de la terre Guillaume Hornet (…)

-    Deuxièmement : divers bâtiments et installation actuellement édifiés ou en cours d’édification sur les terrains n°1, 2, 3 et devant servir à l’exploitation d’une verrerie dite Verrerie de Folembray. Construction en ciment armé comprenant divers ateliers : atelier de poterie, atelier de forge, atelier d’ajustage ; bâtiments de chaudière pour chauffage central ; magasins et bureaux ; centrale électrique ; château d’eau ; forage et dépendances ; estacade à charbon ; four n°3 (actuellement en marche) fours 1 et 2 en reconstruction ; hangar à bois ; cheminées ; atelier provisoires avec locomobile à vapeur de secours ; toute l’installation concernant l’extraction des pierres à bâtir à la carrière du Coupet, notamment locomobile à vapeur à voie de soixante, 3 km de voie de soixante.

-    matériel roulant : ainsi que tous les droits de passage nécessaires, notamment ceux accordés par l’administration domaniale, outillage divers : forge, tours, machine électriques conduites, transformateurs, usine de Chryso et dépendances, maison des ingénieurs et de directeur.

-    Logements d’ouvriers : sur la commune de Champs : le sol des anciennes maisons Rousseau et leurs dépendances (n°147, 148 et 152) ; deux pièces (vente du 4 juillet 1920) 12 ares 43 centiares de terre au lieudit Le Trou-à-Loups, tenant d’une lisière au chemin de Champs à Folembray ; 39 ares 19 centiares de pré, lieudit le Bois-de-la Vieille (…)

Deux plans, l’un des immeubles de Folembray et l’autre de l’immeuble de Cognac, sont demeurés annexé aux statuts établis par M. le Comte de Brigode dans l’acte reçu de Me de Ridder, notaire le 16 avril 1921.

Parmi les biens immeubles sis à Folembray, appartenant à M. le comte de Brigode et non apportés par lui figurent les logements ou bâtiments ci-après désignés et leurs dépendances.

-    Au groupe de la poste, les logements d’ouvriers (n°27 à 30) et le bureau de Poste (n°31 et 32),

-    Au bois du midi : les logements (n°133) Gustave Sébourgue, 134 (comte Perrin), 146 (Montchougny, Jean) et 143 (ancienne maison Veuve Monraisin).

Biens mobiliers :

l’établissement industriel et commercial que M. de Brigode exploitait dans les dits immeubles sous la dénomination de Verrerie de Folembray, la clientèle et l’achalandage et le nom commercial, tous les brevets, marques, procédés et secrets de fabrication et tout dispositif breveté ou non. (…)

Les apports présentement effectués par M. le comte de brigade sont évalués à 6.750.000 francs. (…)

L’origine de propriété des biens et exploitation proviennent en grande partie de la société de Poilly de Fitz-James et Labarbe, constatés suivant acte reçu par Me Prestat, notaire à Paris, le 11 octobre 1853 (…)

Le capital social est fixé à 8.000.000 de francs, divisés en 1600 actions de 5.000 francs.

AD Aisne ; 968 W 4091

 

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