Visite de la verrerie de 1919 à 1922

 

photo d'un bâtiment de la verrerie en 1919

Les usines en reconstruction en 1920

Les usines en reconstruction en 1920

bâtiment des fours (nef de 31 mètres de portée)

 

Avenue Foch, avenue principale desservant les ateliers. Sous cette avenue ont a découvert récemment une galerie voûtée d'une hauteur de 1 mètre environ avec un dallage au sol à 6 ou 7 mètres de profondeur qui est  parallèle a l'avenue. Cette galerie est relié à d'autres galeries adjacents. Ces galeries devaient servir de canalisations avant 1914 car elles se trouvent au même niveau que l'étang du Vivier.

Vue générales des Verreries en 1921

Les usines reconstruites

Le four remis en marche en octobre 1920 pour la fabrication des isolateur en verre.

 

De la ligne aérienne haute tension passant prés des verreries, le courant est amené à la salle des machines par câbles souterrains armés de la société la Canalisation Eléctrique. Le tableau et les machines dont la conception revient à M. Brudo, ingénieur électricien des Verreries de Folembray, ont été exécutés par la société Westinghouse actuellement fusionnée avec la Compagnie Électromécanique.La distribution en vue d'obtenir un rendement maximun et des facteurs de puissance aussi voisins que possible de l'unité, a été établie d'après le principe suivant : les services d'éclairage sont directement alimentés par transformateurs statiques, les services de force motrice par des groupes transformateurs et commutatrices.

Les moteurs employés dans les verreries exigeant un fort couple de démarrage pouvant atteindre 2 à 300% du régime normal ont nécessité du courant continu. Le fractionnement des unités permet l'alimentation du réseau de traction de l'usine entre un fil et la terre, tout en laissant le reste de l'installation avec deux pôles isolés, ce qui était une nécessité impérieuse surtout dans une usine entièrement construite en béton armé.

De la centrale éléctrique partent également des câbles destinés à l'alimentation d'un groupe de générateur moteur asynchrone triphasé destiné à alimenter un transformateur 350.000 volts pour les essais des isolateurs à très haute tension. Un groupe semblable est prévu pour l'alimentation d'un transformateur monophasé avec pôle à la terre pour les tensions de 500.00 volts. Toutes les commandes des services d'eaux potable et industrielle sont actionnées à distance, de la salle des machines.

Dans les ateliers, chaque machine est actionnée par son moteur d'où la suppression, des transmissions et courroies, causes de tant d'accidents. Cette disposition permet en outre de placer des machines outils dans n'importe quelle partie d'atelier où sa présence peut supprimer une main d'œuvre inutile. Plusieurs ascenseurs électrique, monte charges, facilitent les manutentions dans les bâtiments principaux, notamment dans la poterie réfractaire.

Dans les grands magasins où la main d'œuvre était nombreuse et bon marché avant la guerre, plusieurs ponts roulants munis de chariots électriques automoteurs sur runways permettront par leur action propre combinée avec les procédés de stockage conçus sur des bases nouvelles, la suppression de la main d'œuvre désormais inutile.

Cette installation est complétée par une travée de 130 mètres de longueur dans laquelle deux voies de chemin de fer sont desservies par un pont roulant électrique de 5 tonnes. Une particularité de ce pont roulant est qu'il circule dans l'extrémité de la travée au-dessus du vide qui constitue à 6 mètres en contre bas le sol des ateliers du Chryso et des isolants synthétiques.  

Ces deux départements se trouvent ainsi aussi bien desservis que s'ils se trouvaient de plain pied avec l'ensemble des usines.

Aux avantages offerts par de beaux bâtiments vastes, aérés, admirablement éclairés par les verrières des lanterneaux, la Direction a voulu adjoindre le confort indispensable d'une installation moderne.

 

 
 
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